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jeu. 26 nov. 2020
19H00

[ • REPORT EN COURS • ] - ÉLIASSE

PAF
Reporté
concert  / 
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Compte tenu de la situation particulière nous adaptons la façon dont se déroule les concerts.
Pour l’heure et lorsqu’ils auront lieu en intérieur à Des Lendemains Qui Chantent, vous serez assis.es et masqué.es durant le concert. Il n’y aura malheureusement pas de service de bar.

Merci de votre ponctualité.

La jauge étant fortement limitée, nous vous invitons à réserver vos places pour les concerts sur le site dlqc.org.
Ce contexte particulier entraîne des surcoûts dans l’organisation des concerts. Aussi, et lors de chaque concert gratuit, nous vous proposerons de contribuer via une participation au frais libre (PAF), sous la forme d’un don. Les sommes récoltées seront directement fléchées sur l’emploi artistique et technique ainsi qu’au bénéfice de nos fournisseurs
locaux.

Merci de respecter les gestes barrières pour la sécurité de tou.tes.

Eliasse

ELIASSE - LE BLUES ARC-EN-CIEL DES ILES DE LA LUNE

L’insularité donne toujours naissance à des identités culturelles fortes. Les Comores en témoignent et tressent dans cet archipel de l’Océan Indien sur la route des épices marqué par l’esclavage, des langues, des cultures, des rites et des musiques. Les influences arabes, perses, africaines, françaises, indonésiennes, ayant façonné la société de ces quatre îles du canal du Mozambique suscitent un véritable « conservatoire du métissage ». Pour autant il faut être au pouls du monde, ce qui n’est pas facile, et dans la Babel de la Sono mondiale inventer son propre récit. C’est le chemin qu’emprunte Eliasse au fil de ses expériences. 

Ainsi à l’écouter, fidèle à sa nature curieuse, l’on a le sentiment qu’il se nourrit d’un puzzle d’imaginaires musicaux. Des patrimoines qu’ont nourri rites soufis, chants de lignage, fêtes profanes, musiques et danses circonstancielles, vecteurs de sentiments, satires, légendes ou mythes. De même avec l’écheveau des rythmes ternaires du cru (twaraba, mgodro, shigoma, sérebwalolo...) fait-il des boutures avec les rythmes binaires occidentaux (blues, funk, rock). Comme il serpente entre les dialectes autochtones qu’il épice de français, anglais, malgache ou swahili. Une palette d’approches combinée à un répertoire mêlant métaphores poétiques et points de vue qui fait du natif de Moroni, un chanteur assez unique qu’on dira engagé dans la cité mais qu’il préfère qualifier de « conscient ». Un chanteur qui apporte un vent de fraîcheur et une indéniable novation du côté de l’Océan Indien mais qui témoigne aussi d’un fort attachement à une histoire musicale, celle des pionniers des années 70 lorsque les Iles de la lune revendiquaient leur émancipation.

Frank Tenaille (Extrait)