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Rencontre avec Dirty Rodeo

Publié le 22/05/2019
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Paul et Alex, respectivement guitariste/chanteur  et batteur/chanteur de Dirty Rodeo passent une semaine à Des Lendemains avec un programme chargé. Entre du travail de fond, des spectacles pédagogiques et un concert tout public, on prend le temps de parler avec ces deux affreux garnements du stunk. Du stunk ? Selon eux, c'est la contraction de stoner et punk, et ça décrit plutôt bien leur musique.

Les influences du groupe : 

Alex : Je cite spontanément ComeBack Kid, c’est du hardcore canadien en anglais, je pense à Royal Blood aussi pour le côté gros rock à deux, ça peut nous ressembler. J’ai été pétri par la musique de Converge. Ça fait partie des trucs que j’écoute beaucoup mais que l’on ressent moins dans la musique de Dirty Rodeo. De la même façon, j’ai suivi la scène punk pendant longtemps, j’ai poncé les disques de Uncommonmenfrommars et Burning Heads jusqu'au bout.

Paul : Il y a Fu Manchu qui me vient tout de suite, c’est trop bien, c’est peut-être mon groupe favori. C’est que des gros riffs, et dans Dirty Rodeo on a la culture du gros riffs. Sinon je baigne dans le stoner et le garage. On est d’accord avec Alex pour citer ‘68 dans nos influences, c’est un super duo guitare batterie !

Les actus du groupe :

Paul et Alex : On profite de cette semaine de résidence pour tourner un clip qui sortira à la fin de l’année. On bosse l’aspect scénique aussi, on réfléchit à se positionner différemment sur scène. Ça a l’air de rien mais ça pose de nombreuses questions.
Cette résidence se fait notamment grâce à la Fédération Hiero de Limoges qui nous a fait rentrer dans La Discomobile, c’est un dispositif d’accompagnement. Hiero s’occupe bien de nous, ça nous aide dans notre développement, on reçoit du conseil et elle nous aide beaucoup sur l’administratif et la stratégie du groupe.

On a quelques dates sympa à venir, notamment neuf festivals d’été, des événements qui rassemblent plus de 1000 personnes. Les scènes sur lesquelles on joue grossissent peu à peu et on évolue dans l’ordre de passage, on est plus les premiers à jouer (sourires)  ! On est même parfois la tête d’affiche, on a franchi une petite marche ! On jouera notamment à Zicanouic (87), au Farmer Fest (71) ou encore au Strange Festival (45).

Et on commence sérieusement à réfléchir à 2020 aussi. On aimerait beaucoup faire une tournée à l’étranger, genre au Canada ou dans les pays de l’est. On aimerait aussi se donner les moyens de trouver un tourneur pour accéder à un carnet d’adresses que l’on n'a pas sur l’Hexagone. Il faut qu’on choisisse entre les deux.

La collab’ ou le feat de rêve de Dirty Rodeo

Alex : J’adorerais faire un truc avec 7 Weeks, quand je suis arrivé à Limoges je regardais ce groupe avec des yeux de gamins. C’était les grands ! Et puis depuis ils nous ont vachement aidé dans le groupe.

Paul : On pourrait faire des trucs avec Crawford aussi, c’est des bons potes. D’ailleurs on aimerait faire un disque avec que des featuring de gens qu’on aime. Il pourrait y avoir Carré Court aussi, 7 Weeks bien sur, Mama’s Gun (c’est nos colocs de studio de répétitions), il y a des rappeurs que l’on aime aussi et un groupe avec une flûte traversière et du beatbox, mais je me souviens plus de leur nom.

Alex : Sinon dans mes rêves on pourrait faire un truc avec Dave Grohl ou Jack Black de Tenacious D !

Les copains sur la route : 

Alex et Paul : On a croisé trois fois Tagada Jones en deux ans, on n'est pas encore devenu amis mais on se croise sur des dates de temps en temps !
On est très pote avec Johnny Mafia, on passe des supers moments avec eux quand on se croise. Y’a No Vale Nada aussi, c’est du Post Hardcore. Et puis on ne peut pas ne pas citer Darcy : on a fait quelques dates avec eux. On pourrait faire des featuring avec eux d’ailleurs.
Et puis il y a les italiens de Flying Disk. Leur chanteur nous a fait jouer dans un festival près de Turin et il nous a aussi aidé financièrement sur la sortie de notre dernier album via son label.

Et… Il y a les Little Jimi bien sûr, le batteur est originaire de Tulle en plus ! On a failli les oublier, c’est des super copains et ça dépote en live ! Ils ont quelque chose qui fait que leur musique fonctionne vraiment très bien.

Votre meilleur souvenir en tant que spectateur :

Alex : Pogo Car Crash Control ! Je peux pas dire autre chose tellement ça m’a mis une claque. C’était au Hellfest, ils avaient pris une dimension de dingue par rapport à la fois d’avant. J’avais même fait un tremplin avec eux avec un ancien groupe qui s’appelait Marianne, on avait fini second derrière eux.
Ensuite on les a invités à notre release party à John Lennon à Limoges, on était hyper heureux de les avoir avec nous ce soir là.
Je garde aussi un souvenir particulier de Envy, un groupe japonais que j’avais vu au Hellfest aussi il y a quatre ans je crois.. J’avais eu la sensation d’être complètement stone, comme drogué après leur live, il m’avait fallu plus d’une heure pour m’en remettre !

Paul : J’ai Baroness en tête, c’était aussi au Hellfest. Le batteur a quitté le groupe trois ou quatre heures avant le concert. C’était chaud ! Il y avait une information qui circulait sur l’application du festival comme quoi le concert risquait d’être annulé. Dans un groupe avec deux guitares et une batterie, si tu enlèves quelque chose ça se voit ! Mais les deux guitaristes sont montés sur scène et ils ont joué. Les conditions étaient pas supers : ils avaient des guitares pourries qui devaient être en locations. Mais c’était gavé de monde par contre et c’était très fort émotionnellement, on sentait qu’ils pleuraient sur scène. Ils ont même eu droit à une ovation alors que généralement le public enchaîne les concerts et que le festival laisse pas vraiment le temps aux groupes de revenir sur scène pour partager ça avec la foule.

Et sinon, et c’est pas pour faire de la lèche mais on garde un super souvenir du live de Cabadzi à Des Lendemains Qui Chantent avec le projet sur Blier, on s’attendait pas à un tel truc !